Lundi 31 août 2009
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21:00
REPORTAGE || Fernando Verdasco || 30.08.09
Pour le grand public, le tennis ne se résume qu’à Roger Federer, Rafael Nadal, Andy Murray et Novak Djokovic, oubliant déjà les Roddick, Ferrero, Hewitt et autres. Mais, dans l’ombre de ces prestigieux champions, des joueurs dotés d’un talent trop peu reconnu, tentent de se faire un nom parmi les grands. C’est le cas de Fernando Verdasco.
‘Fer’ comme l’ont surnommé ses parents, voit le jour à Madrid le
15 Novembre 1983.
Dès son plus jeune âge, il aspire à une longue carrière dans le tennis. Une passion née sans doute grâce à sa grand-mère qui avait l’habitude de l’installer devant des matchs télévisés dans l’espoir de calmer ce que les médecins appelent l'hyperactivité.
Rapidement, les spécialistes du tennis détectent en lui un grand potentiel. Il trouve d’ailleurs son premier entraîneur à temps plein à huit ans tout juste.
Se démarquant de la plupart de ses compatriotes qui rêvent d’embrasser la Coupe des Mousquetaires, sur terre battue, Fernando désire un jour soulever la coupe du vainqueur sur le gazon de Wimbledon.
Le Madrilène connait cependant un souci majeur qui ralentit son ascension sur le circuit professionnel: son mental. C’est pourquoi il y a un an, Fernando décide de livrer ses craintes à José Manuel Beiran, psychologue sportif. Quelques mois plus tard, il remporte le deuxième titre de sa carrière à Umag. Mais son véritable coup d’éclat se produit lors de la finale de la Coupe Davis où l’Argentine attend de pied ferme l’Espagne à Mar del Plata. L’absence de Rafael Nadal, alors numéro un mondial, annonçait la tâche difficile pour l’Armada. Mais elle n’était pas impossible. Et c’est au terme d’un match haletant que Fernando Verdasco offre le point décisif à toute une nation. ’Fer’ s’écroule sur le court bleu ne réalisant pas encore l’exploit qu’il vient d’accomplir. « Je n’y croyais pas, je ne savais pas si nous avions gagné la Coupe Davis ou quoi. Je ne savais même pas où nous étions parce que tu luttes toute une vie pour ce moment. […] Je ne sais toujours pas quoi dire parce que c’est comme un rêve. » Un rêve devenu réalité pour Fernando qui multiplie les apparitions dans les médias. L’espace d’un moment, Rafael Nadal semble relégué au second plan.
Mais l’important pour Fernando est maintenant de confirmer cette victoire. Il décide alors de passer la pré-saison à Las Vegas pour profiter des conseils avisés de Gil Reyes, ex-préparateur physique d’André Agassi. Ce dernier n’hésite pas à confier à l’espagnol ce qu’il pense de son jeu. « Fernando, il y a seulement deux joueurs qui peuvent te battre sur le circuit: Federer et Nadal. Si les autres te battent, c’est ta faute. »
UN DEBUT DE SAISON PROMETTEUR
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Fernando, fraichement revenu de son séjour aux Etats Unis compte bien mettre en application les conseils d’Agassi: jouer un tournoi pour le gagner. Cela a été longtemps difficile à assimiler pour l’Ibère malgré son esprit de compétition. Mais encore animé par l’engouement de la victoire en Coupe Davis, il parvient jusqu’en finale du tournoi de Brisbane, en simple et en double. Ses pairs sont prévenus: il sera un adversaire redoutable lors de l’Australian Open.
Alors que le grand public jubile à la perspective d’ une énième finale Federer/Nadal, le Madrilène effectue son petit bonhomme de chemin dans l’ombre des grands. Tout le monde semble avoir oublié qu’il est devenu grand, lui aussi.
« La Coupe Davis a changé ma vie, dans tous les aspects, surtout mentalement », avoue-t-il à la presse. Et c’est d’une façon admirable qu’il confirme, en atteignant les demi-finales de l’Australian Open en éliminant consécutivement Andy Murray et Jo Wilfried Tsonga avant de chuter face à Rafael Nadal d’une étourdissante manière, après 5 heures et 14 minutes de jeu. Cette défaite a pour lui le goût de la victoire. « Je suis très content du jeu que j’ai livré pendant tout le tournoi et je suis fier de ce que je réussis à réaliser. Maintenant, il me reste juste à continuer de travailler pour que cela ne se produise pas que dans un tournoi, mais dans beaucoup d’autres. » déclare-t-il avant d’ajouter, tout sourire: « Nadal a découvert Verdasco ».
A l’issu du match, ce dernier, ne manque pas non plus de saluer l’incroyable progression de son compatriote. « Si Fernando continue ainsi, il aura l’opportunité d’occuper n’importe quel rang du classement. Il est au meilleur de sa forme ». C’est avec le respect du numéro un mondial, mais aussi du prestigieux Rod Laver que Fernando quitte l’Australie. « Je savais que Fernando avait du talent, mais pas autant ! » déclare le champion Australien.
LES MALEDICTIONS ?
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Son irréprochable parcours australien lui permet d’atteindre dès le 2 février la neuvième place mondiale au classement ATP.
Pourtant, une véritable malédiction s‘acharne sur lui. En huit semaines, Fernando Verdasco atteint les quarts de finales d’Indian Wells, de Miami, de Monte Carlo, de Barcelone, de Rome et de Madrid. Mais cela ne s’arrête pas là. Il espère réaliser un bon résultat sur la terre battue parisienne mais le sort en décide autrement. Une fois de plus, le Madrilène cale en huitième de finale de Roland Garros, avant de connaître la même mésaventure lors du tournoi de ses rêves à Wimbledon.
La suite de la saison est en dents de scie. Choisit pour jouer les trois matchs lors des quarts de finale de la Coupe Davis face à l’Allemagne, Fernando est épuisé. Il participe malgré tout au tournoi de Bastad où il se voit dans l’obligation d’abandonner son match face à Juan Monaco. Une blessure au mollet l’empêche de jouer pendant quasiment un mois.
Lors du tournoi de sa reprise à Montréal, ‘Fer’ atteint les huitièmes de finale où il chute face à Andy Roddick après un set très serré qui laisse présager un bon avenir, malgré sa défaite prématurée au premier tour du Masters 1000 de Cincinnati face à son compatriote Guillermo Garcia Lopez.
LA CONFIRMATION
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Depuis le début de la saison, Fernando court après un troisième titre. En vain…jusqu’à hier montrant une fois de plus que le hasard tient un rôle important dans la carrière de cet espagnol. Non pas parce qu’il ne mérite pas son statut, bien au contraire, mais parce qu’il provoque sa chance. Alors qu’il aurait du se rendre à New York pour se préparer au dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, ‘Fer’ bénéficie d’une wild card pour le tournoi de New Haven après en avoir fait la demande. Coup de poker exécuté admirablement puisqu’il remporte ce tournoi aux dépens de Sam Querrey.
Un nouveau sacre qui confirme son état de forme actuel et son talent tout terrain.
Les Federer, Nadal, Murray et autres sont prévenus. Fernando Verdasco sera un redoutable concurrent.
Pour le grand public, le tennis ne se résume qu’à Roger Federer, Rafael Nadal, Andy Murray et Novak Djokovic, oubliant déjà les Roddick, Ferrero, Hewitt et autres. Mais, dans l’ombre de ces prestigieux champions, des joueurs dotés d’un talent trop peu reconnu, tentent de se faire un nom parmi les grands. C’est le cas de Fernando Verdasco.
‘Fer’ comme l’ont surnommé ses parents, voit le jour à Madrid le
15 Novembre 1983.Dès son plus jeune âge, il aspire à une longue carrière dans le tennis. Une passion née sans doute grâce à sa grand-mère qui avait l’habitude de l’installer devant des matchs télévisés dans l’espoir de calmer ce que les médecins appelent l'hyperactivité.
Rapidement, les spécialistes du tennis détectent en lui un grand potentiel. Il trouve d’ailleurs son premier entraîneur à temps plein à huit ans tout juste.
Se démarquant de la plupart de ses compatriotes qui rêvent d’embrasser la Coupe des Mousquetaires, sur terre battue, Fernando désire un jour soulever la coupe du vainqueur sur le gazon de Wimbledon.
Le Madrilène connait cependant un souci majeur qui ralentit son ascension sur le circuit professionnel: son mental. C’est pourquoi il y a un an, Fernando décide de livrer ses craintes à José Manuel Beiran, psychologue sportif. Quelques mois plus tard, il remporte le deuxième titre de sa carrière à Umag. Mais son véritable coup d’éclat se produit lors de la finale de la Coupe Davis où l’Argentine attend de pied ferme l’Espagne à Mar del Plata. L’absence de Rafael Nadal, alors numéro un mondial, annonçait la tâche difficile pour l’Armada. Mais elle n’était pas impossible. Et c’est au terme d’un match haletant que Fernando Verdasco offre le point décisif à toute une nation. ’Fer’ s’écroule sur le court bleu ne réalisant pas encore l’exploit qu’il vient d’accomplir. « Je n’y croyais pas, je ne savais pas si nous avions gagné la Coupe Davis ou quoi. Je ne savais même pas où nous étions parce que tu luttes toute une vie pour ce moment. […] Je ne sais toujours pas quoi dire parce que c’est comme un rêve. » Un rêve devenu réalité pour Fernando qui multiplie les apparitions dans les médias. L’espace d’un moment, Rafael Nadal semble relégué au second plan.
Mais l’important pour Fernando est maintenant de confirmer cette victoire. Il décide alors de passer la pré-saison à Las Vegas pour profiter des conseils avisés de Gil Reyes, ex-préparateur physique d’André Agassi. Ce dernier n’hésite pas à confier à l’espagnol ce qu’il pense de son jeu. « Fernando, il y a seulement deux joueurs qui peuvent te battre sur le circuit: Federer et Nadal. Si les autres te battent, c’est ta faute. »
UN DEBUT DE SAISON PROMETTEUR
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Fernando, fraichement revenu de son séjour aux Etats Unis compte bien mettre en application les conseils d’Agassi: jouer un tournoi pour le gagner. Cela a été longtemps difficile à assimiler pour l’Ibère malgré son esprit de compétition. Mais encore animé par l’engouement de la victoire en Coupe Davis, il parvient jusqu’en finale du tournoi de Brisbane, en simple et en double. Ses pairs sont prévenus: il sera un adversaire redoutable lors de l’Australian Open.
Alors que le grand public jubile à la perspective d’ une énième finale Federer/Nadal, le Madrilène effectue son petit bonhomme de chemin dans l’ombre des grands. Tout le monde semble avoir oublié qu’il est devenu grand, lui aussi.
« La Coupe Davis a changé ma vie, dans tous les aspects, surtout mentalement », avoue-t-il à la presse. Et c’est d’une façon admirable qu’il confirme, en atteignant les demi-finales de l’Australian Open en éliminant consécutivement Andy Murray et Jo Wilfried Tsonga avant de chuter face à Rafael Nadal d’une étourdissante manière, après 5 heures et 14 minutes de jeu. Cette défaite a pour lui le goût de la victoire. « Je suis très content du jeu que j’ai livré pendant tout le tournoi et je suis fier de ce que je réussis à réaliser. Maintenant, il me reste juste à continuer de travailler pour que cela ne se produise pas que dans un tournoi, mais dans beaucoup d’autres. » déclare-t-il avant d’ajouter, tout sourire: « Nadal a découvert Verdasco ».
A l’issu du match, ce dernier, ne manque pas non plus de saluer l’incroyable progression de son compatriote. « Si Fernando continue ainsi, il aura l’opportunité d’occuper n’importe quel rang du classement. Il est au meilleur de sa forme ». C’est avec le respect du numéro un mondial, mais aussi du prestigieux Rod Laver que Fernando quitte l’Australie. « Je savais que Fernando avait du talent, mais pas autant ! » déclare le champion Australien.
LES MALEDICTIONS ?
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Son irréprochable parcours australien lui permet d’atteindre dès le 2 février la neuvième place mondiale au classement ATP.
Pourtant, une véritable malédiction s‘acharne sur lui. En huit semaines, Fernando Verdasco atteint les quarts de finales d’Indian Wells, de Miami, de Monte Carlo, de Barcelone, de Rome et de Madrid. Mais cela ne s’arrête pas là. Il espère réaliser un bon résultat sur la terre battue parisienne mais le sort en décide autrement. Une fois de plus, le Madrilène cale en huitième de finale de Roland Garros, avant de connaître la même mésaventure lors du tournoi de ses rêves à Wimbledon.
La suite de la saison est en dents de scie. Choisit pour jouer les trois matchs lors des quarts de finale de la Coupe Davis face à l’Allemagne, Fernando est épuisé. Il participe malgré tout au tournoi de Bastad où il se voit dans l’obligation d’abandonner son match face à Juan Monaco. Une blessure au mollet l’empêche de jouer pendant quasiment un mois.
Lors du tournoi de sa reprise à Montréal, ‘Fer’ atteint les huitièmes de finale où il chute face à Andy Roddick après un set très serré qui laisse présager un bon avenir, malgré sa défaite prématurée au premier tour du Masters 1000 de Cincinnati face à son compatriote Guillermo Garcia Lopez.
LA CONFIRMATION
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Depuis le début de la saison, Fernando court après un troisième titre. En vain…jusqu’à hier montrant une fois de plus que le hasard tient un rôle important dans la carrière de cet espagnol. Non pas parce qu’il ne mérite pas son statut, bien au contraire, mais parce qu’il provoque sa chance. Alors qu’il aurait du se rendre à New York pour se préparer au dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, ‘Fer’ bénéficie d’une wild card pour le tournoi de New Haven après en avoir fait la demande. Coup de poker exécuté admirablement puisqu’il remporte ce tournoi aux dépens de Sam Querrey.
Un nouveau sacre qui confirme son état de forme actuel et son talent tout terrain.
Les Federer, Nadal, Murray et autres sont prévenus. Fernando Verdasco sera un redoutable concurrent.


Christophe se fait une joie à l’idée de vivre son premier grand moment parmi les meilleurs à l’occasion de ces Championnats du Monde.
